La querelle du ménage – 3. Activité professionnelle, activités domestiques

La querelle du ménage – 3. Activité professionnelle, activités domestiques

La complainte de l’inégalité des tâches ménagères (inspirée par l’enquête Erfi) est entonnée dans une caverne. D’où ne s’aperçoivent pas les facteurs clés que sont le taux d’activité professionnelle et le volume d’heures que cette activité immobilise.

Les conclusions des études tirées d’Erfi négligent, on l’a vu, les effets de structure qui sous-tendent les résultats bruts apparents. Ce n’est pourtant pas faute que le principal ait été isolé. Deux études publiées en 2009 et 2010[1] le concèdent, non sans réticence : le taux et le niveau (temps plein ou partiel) d’activité professionnelle. Ce sont eux qui déterminent le temps de présence à domicile des « personnes en couple cohabitant, dont la femme est âgée de 20 à 49 ans », selon l’intitulé Erfi.

Ces indicateurs de taux d’activité seraient encore plus éclairants, rapportés aux données déclaratives de l’enquête, en effet, s’ils étaient complétés par la comparaison des heures dépensées en transport pour se rendre au travail. Lorsque les deux conjoints sont actifs, le premier qui le peut récupère l’enfant ou achète la baguette, selon une organisation que pratiquent tous les jeunes parents urbains non séparés dans cette situation, mais que les auteurs d’Erfi ignorent. Tant pis, et tenons-nous en à l’indicateur d’activité professionnelle stricto sensu.

Dans des travaux comme ceux menés à l’Ined, sur la répartition des tâches domestiques au vu des événements (naissances) survenus dans les couples entre 2005 et 2008[2], l’effet de la réduction de l’activité professionnelle des femmes (congés maternité et parental, temps partiel) établit assez solidement (dans les limites de validité propres à l’enquête Erfi) que l’arrivée du premier enfant accroît la part de la femme dans les tâches domestiques. Parce que cette réduction n’est en général pas suivie, après chaque naissance, d’une nouvelle réduction du temps professionnel, l’arrivée des enfants suivants n’affecte plus la répartition des tâches domestiques. La relation est simple, et l’enquête corrobore ce que l’expérience suggère…

Moyennant quoi, les hommes sont pourtant un peu plus souvent portés que les femmes à trouver que l’évolution leur est défavorable. Or cela n’a rien d’étonnant, au vu de l’Enquête emploi du temps, qui établit que le total professionnel plus domestique évolue en leur défaveur[3].

Cette dernière considération n’a pas cours à l’Ined, qui écrit donc que « la réduction de l’activité des femmes explique partiellement[4] le renforcement des inégalités ». En effet, expliquent les deux auteurs maison, « les femmes ayant réduit leur activité disposent de plus de temps à consacrer aux activités ménagères et parentales, ce qui conduit au final à une redistribution des rôles plus traditionnelle au sein du couple ». Pourquoi alors « partiellement » ? L’essentiel est dit, mais comme concédé par prétérition. Ce « partiellement » qui ouvre le propos dans l’article (il figure en intertitre) vise à influencer le lecteur pressé dans un sens partisan[5], puisque les auteurs ne se donnent pas le luxe de chercher un autre facteur explicatif.

Or il ne semble pas qu’il y en ait un. Il leur aurait fallu, pour s’en persuader, s’intéresser plus avant à l’évolution de l’implication domestique des « 11 % » de femmes ayant eu un enfant entre 2005 et 2008 et dont le temps de travail professionnel a augmenté. Le tableau « logit » fondé sur Erfi fait état d’une « évolution favorable » à ces femmes (réduction) pour les tâches « repas », « course », « aspirateur ». Sans tenir compte de la réduction enregistrée aussi pour l’énigmatique tâche « invitations » (qui doit faire référence à l’idée de « charge mentale », motif de récrimination très prisé du féminisme), l’évolution n’est « défavorable » qu’aux postes « repassage » (celui des layettes ne se délègue peut-être pas volontiers à de grosses mains d’homme) et « comptes » (raisonnablement indexé sur le pouvoir d’achat)[6]. La complémentarité des budgets temps professionnels et domestiques par compensation réciproque rend compte des ajustements opérés. La distribution des tâches ménagères n’est pas indifférente aux facteurs culturels (traditions, goûts), mais leur volume ne résulte pas de positions de pouvoir dans le couple : il est fonction du volume de l’activité exercée par ailleurs. Un petit oubli de la sociologie officielle.

Négligence des questions de classe

Il faut toutefois nuancer ce propos trop général. Car ces moyennes par tâches, pour les femmes dont l’activité professionnelle augmente, ignorent la stratification sociale. On peut risquer l’hypothèse d’une double évolution : d’une part, une augmentation des tâches pour les deux conjoints dans les classes populaires, avec une simple réduction de l’écart femmes-hommes ; d’autre part, une résorption de l’écart femmes-hommes dans les classes moyennes-supérieures ou supérieures à capital scolaire, par le recours à la prestation de service. La stabilité globale du recours à la prestation de service ménager[7] au cours des années considérées recouvre de vraisemblables recompositions, avec la paupérisation de certains ménages et l’opportunité offerte à d’autres de bénéficier de dispositif fiscalement subventionnés).

On ne résistera pas ici à rappeler l’invention du sociologue féministe François de Singly : les femmes supporteraient plus que leurs compagnons les « charges mentales d’organisation »[8] des employés de maison. Soucieuse de maintenir intouché le capital de victimisation dont pourront se prévaloir les cadrettes accablées par l’encadrement de leurs domestiques, l’Ined ne se fait pas faute de se référer à ce bricolage idéologique, qui prouve que la sociologie « de gauche », aiguillonnée par le féminisme, ne mérite pas toujours le reproche de partialité de classe que lui adresse la droite de la faculté : elle se soucie aussi des employeurs. (En fait, de ce genre d’employeurs seulement, qui sont surtout des salariées par ailleurs. Le féminisme, en y justifiant les aspirations sociales des cadrettes à peaux d’âne, achève de repositionner l’ensemble de la gauche politique et intellectuelle selon les commandements, on y reviendra, d’une idéologie managériale.)

Retour sur les stratégies matrimoniales

Quelque imparfaite que soit la jauge qui mesure l’implication dans les tâches ménagères et parentales, elle tendra donc toujours à révéler une surpondération côté féminin, dès lors qu’elle peut être l’effet d’un taux d’activité initial inférieur, d’un passage à temps partiel, d’une cessation d’activité ou des congés maternité et de leurs prolongements, que le féminisme assimile à une inégalité dont pâtissent les femmes.

Or le « sacrifice contraint » de la carrière à la maternité dont les ultras accablent les hommes est une mystification. A supposer que le congé paternité soit accessible aussi aisément que l’est le congé maternité, la dissymétrie persisterait dans le recours à l’un et à l’autre. Les ligues féministes l’ont du reste bien compris, qui ont pressé la majorité de gauche élue en 2012 de recourir à l’arme lourde en matière d’« égalité du congé parental » : le projet de loi préparé par Najat Vallaud-Belkacem prévoit qu’« une part du complément de libre choix d’activité (CLCA), définie en nombre de mois, ne pourra être prise que si le second parent – le plus souvent le père – fait lui aussi usage de son droit »[9].

Outre ses éventuels effets sur la divortialité et la séparation en cas de désaccord des parents, une telle mesure institue un droit de regard intrusif de l’Etat sur les choix de vie qui laisse rêveur, et on peut s’interroger sur d’autres impacts : d’une part, une fragilisation du premier revenu des ménages, qu’il soit masculin (cas le plus fréquent) ou féminin, mais qui touchera surtout les hommes compte tenu de leur surpondération dans les secteurs les plus concurrentiels de l’économie, où l’exercice du « CLCA » est le plus difficile ; d’autre part, un freinage des carrières chez les hommes trentenaires, selon une logique de provision du risque de la part des employeurs.

En outre, le dispositif va s’avérer d’une application impossible chez les couples où l’un des conjoints exerce une profession indépendante. L’objectif affiché de la loi, « accroître le niveau d’emploi des femmes », témoigne candidement d’une volonté d’instrumentalisation de la politique familiale au service d’une intensification de la mise au travail, convergeant avec les attentes du capital. En pratique, la fréquente impossibilité pour les pères d’exercer leur droit au congé se traduira par un retour forcé plus précoce des mères sur le marché du travail et, en période de chômage élevé, par une pression supplémentaire à la baisse des salaires.

Que cela plaise ou non à l’observateur, beaucoup de femmes seront toujours plus désireuses de « sacrifier » une part de leur avancement professionnel aux soins quotidiens d’un enfant que de sacrifier cette part d’amour à des conversations de rond-de-cuir devant la machine à café. Et tant que la condition ouvrière sera, elle, sacrifiée sur l’autel des politiques publiques aux faux-semblants de l’« égalité de genre », il se trouvera toujours des femmes plus désireuses de s’émanciper d’un travail répétitif et abrutissant sans perspective d’évolution et qui leur fait paraître quarante ans à trente.

Bien sûr, dans un contexte de bas niveaux de salaires pour leurs compagnons comme pour elles, et de creusement des inégalités de revenu et de reconnaissance sociale, lorsque des enquêteurs de l’Insee les interrogent benoîtement sur leur emploi à temps partiel, beaucoup parmi elles sont portées à se déclarer en attente d’un temps plein. Cela n’étaie en rien le préjugé qu’elles y aspireraient en vue d’échapper aux corvées domestiques.

Mieux, n’en déplaise aux auteurs d’EDT et de son module consacré aux jugements des acteurs sur les activités domestiques, cela est de peu de poids devant les chiffres du chômage et le différentiel d’aspirations qu’ils révèlent.

Plus d’hommes que de femmes au chômage

Le chômage (au sens du BIT : « personnes de 15 ans et plus ne travaillant pas mais souhaitant travailler ») touche en effet plus les hommes que les femmes : 1,532 million fin 2012 au lieu de 1,412 million, soit un écart de 8 %. L’habitude de comparer entre les sexes des taux en pourcentage (10,3 % chez les femmes fin 2012, au lieu de 10,2 chez les hommes) est évidemment bien ancrée dans le discours convenu du féminisme. Mais elle est inapte à rendre compte de l’importance réelle des populations concernées, et totalement myope quand le périmètre de ces populations est fonction d’un choix des acteurs (« souhaitant travailler »).

Chez les moins de 25 ans, c’est-à-dire chez celles et ceux qui se présentent sur le marché matrimonial, l’écart de données brutes est ainsi nettement supérieur : 0,398 million au lieu de 0,332 soit un écart de 17%. Il s’explique en partie par la sur-scolarisation des filles au-delà de seize ans, mais aussi par le fait qu’elles sont moins nombreuses que les garçons à vouloir travailler[10].

Maternité et carrière : généralisation abusive d’un désavantage professionnel dans le secteur marchand

Revenons à l’option du « sacrifice » de la carrière sur l’autel familial.

Les femmes, lit-on dans une étude du Cereq[11], sont « plus exposées à la mobilité externe » que les hommes et « nettement plus touchées par les interruptions d’emplois », tandis qu’elles sont moins exposées à la mobilité interne (à l’entreprise) dans « les tranches d’âge où les maternités d’abord, puis la charge familiale liée aux enfants peuvent restreindre le temps consacré à l’activité professionnelle ». Or c’est autour de trente ans que la mobilité professionnelle est la plus ascendante, ce qui est généralement le cas de la mobilité interne, tandis que la mobilité externe, qui inclut la perte d’emploi et l’inactivité, est souvent descendante. Ce double phénomène agit puissamment, dans la comparaison statistique des carrières des hommes et des femmes. Il va sans dire que les auteurs de l’étude en concluent que les femmes sont « désavantagées relativement aux hommes ». Statistiquement, oui, mais socialement ?

Deux remarques à ce stade.

D’abord, les auteurs oublient de rappeler, dans leur comparaison des mobilités par sexes, que le champ de leur enquête concerne les « actifs salariés ou indépendants hors fonctionnaires et départs en retraite »[12]. Hors fonctionnaires. Les femmes représentent en France plus de six fonctionnaires sur dix, alors qu’elles ont un taux global d’activité inférieur à celui des hommes. Il s’ensuit qu’elles sont très nettement sous-représentées dans le secteur marchand, notamment les plus diplômées. Or d’une part le diplôme est un facteur puissant de mobilité ascendante, en début de carrière (mobilité interne et externe) et en fin de carrière (mobilité interne)[13], d’autre part la mobilité – et incidemment la probabilité d’une mobilité ascendante – est la même pour les femmes et les hommes chez les non-diplômés (« bac moins »)[14]. Le « désavantage » dû aux épisodes extraprofessionnels en termes de mobilité professionnelle se concentre donc sur les diplômées du secteur marchand, pas sur « les femmes » en général.

A supposer que ce désavantage en soi toujours un. Et c’est la deuxième remarque : le « désavantage professionnel » peut résulter d’un choix délibéré en ce qu’il a pour pendant un « avantage familial » (y compris vis-à-vis du conjoint), dans des proportions que l’enquête FQP ne mesure pas. Comme l’écrivent justement les auteurs du Cereq, « l’intensité de la mobilité externe des femmes masque sans doute une forte hétérogénéité de leurs motifs de départ ».

Choix rationnels, décisions partagées

Pourquoi ce ne sont pas les hommes qui choisissent de lever un peu le pied pour profiter de leurs enfants ? Il n’est pas sûr que l’intérêt qu’ils portent à leur travail et à la sociabilité qui va avec passionne les pères plus que les mères. Mais en dépit de ce que leur travail représente de contraintes, de fatigue et de vexation, la plus fréquente propension des hommes à s’y identifier porte à penser qu’ils supportent mieux, aux mêmes heures, que ne le feraient leurs compagnes à leur place, d’être éloignés de leurs enfants. Ce n’est pas spéculer sur « l’instinct maternel » que de le dire, mais plutôt sur la moindre aptitude masculine à la passion en général[15].

Mais une autre raison motive le « sacrifice » côté féminin.

C’est chez les femmes que l’aversion au risque est la plus grande en situation professionnelle, ce dont témoigne leur moindre propension à démissionner[16]. Mais lorsqu’il s’agit d’arbitrer entre vie familiale et vie professionnelle, le risque est évalué en couple. La prise de décision s’exerce sous la contrainte d’une préservation maximale des ressources du ménage, pas sous l’effet d’une rivalité entre conjoints. Le temps de la maternité n’est pas en l’occurrence celui des choix impulsifs (il échappe souvent à la sociologie féministe que les décisions ont eles aussi le temps de la gestation pour mûrir).

Si cet examen aboutit généralement à faire pencher du côté féminin le « sacrifice », cela tient à ce qui se joue sur le marché matrimonial, et qu’enregistrent les statistiques sur l’union libre et le mariage. Entre les deux conjoints, les différences de revenu justifient le sacrifice, provisoire ou durable, et partiel de préférence (passage à 80 % en libérant le mercredi…), du moindre des deux revenus. Lequel est le plus souvent celui de la femme. Le phénomène n’est pas l’illustration d’une inégalité discriminatoire, mais l’effet de deux facteurs imbriqués : les stratégies matrimoniales et l’écart d’âge à l’entrée en couple[17].

[…]


[1] A. Régnier-Loilier, C. Hiron, « Evolution de la répartition des tâches domestiques après l’arrivée d’une enfant », Ined, Politiques sociales et familiales n° 99, mars 2010. Cf. aussi Régnier-Loilier in Population et société, novembre 2009, une première approche sous le titre « L’arrivée d’un enfant modifie-t-elle la répartition des tâches domestiques au sein du couple ? ».

[2] Ibidem.

[3] Cf. supra – « La querelle du ménage – 2 ».

[4]Nous soulignons.

[5] Cette considération de lecture et de mise en page est moins anecdotique qu’il y paraît. Toutes les notes publiées par l’Insee ou l’Ined sur des questions relatives aux taux d’emploi, de revenu, d’activité ou d’emploi du temps accordent dans leur « titraille » une place privilégiée aux comparaisons femmes-hommes, même lorsque rien de bien saillant dans le texte y prédispose ; et dans les notes traitant spécialement de ces comparaisons distinguent les observations les plus susceptibles d’illustrer la thèse de l’injustice faite aux femmes. Cette hiérarchisation de l’information est généralement répliquée dans les médias – les lecteurs les plus pressés étant souvent des journalistes plus ou moins spécialistes qui, ayant déjà une opinion arrêtée sur le sujet visé par l’étude qu’il recensent, se satisfont d’en délayer le chapeau et les intertitres…

[6] A. Régnier-Loilier, C. Hiron, op. cit. p. 16.

[7] Ricroch, op. cit. p. 69. Stabilité remarquable, compte tenu de ce que la période observée, finissant en  2009-2010, inclut l’effet des mesures administratives et fiscales favorisant le recours à «l’aide à la personne » (dispositif Cesu). Mais ces années sont aussi celles de la crise et de la charge relative croissante des « dépenses contraintes » (au sens du BIPE) dans le budget des classes moyennes. Une redistribution des allocations de ressources affectées au recours au service à domicile, entre les petites classes moyennes et les classes moyennes + moyennes supérieures est vraisemblable.

[8] François de Singly, Fortune et infortune de la femme mariée (1987).

[10] Il tombe ensuite à 2 % entre « 25 et 49 ans », mais ce « pas » de vingt-cinq ans dont semble se contenter l’Insee est insignifiant, du fait de son ampleur ; il faudrait au moins distinguer une période 25-35 ans… Cf. www.insee.fr/fr/themes/info-rapide.asp?id=14&date=20130905.

[11] Arnaud Dupray, Isabelle Recotillet (Céreq), « Mobilités professionnelles et cycle de vie », Économie et Statistique n° 423, 2009, http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ES423b.pdf.

[12] Ibidem. Bien sûr, cette précision apparaît sous tous les tableaux, on n’accusera pas les auteurs de l’occulter délibérément. on s’étonnera seulement qu’elle ne soit pas prise en considération dans le raisonnement, dès lors qu’on s’éloigne de la stricte observation pour risquer un jugement de valeur.

[13] Ibidem, p. 44.

[14] Ibidem, tableau 6, p. 47.

[15] La comparaison inclut les femmes passionnées par leur carrière : lorsqu’elles le sont, elles le sont plus intensément que les hommes, mais la grande majorité de celles qui ont, comme la grande majorité des hommes, un « boulot » médiocre sont moins enclines qu’eux à s’y identifier. La vraie vie est ailleurs est surtout un trope du discours féminin…

[16]  A. Dupray, I. Recotillet, op. cit. : « Seulement quatre femmes sur dix, contre plus de la moitié des hommes, quittent leur employeur en démissionnant. »

[17] Cf. supra : I. « Facteurs structurels négligés des disparités salariales – 5. Raison majeure, facteur matrimonial (célibats, hypergamie, écarts d’âge).

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